Portraits des lauréats de la campagne pour l'innovation

Fabien Divoy –   Un agriculteur qui n'a pas froid aux yeux, même en hiver !

« J’avais vu que pendant l’hiver, même quand il faisait moins dix degrés, la fosse à fumier, elle, ne gelait pas »

Saviez-vous que le fumier en décomposition peut atteindre des températures de 50 à 60 degrés ? D’où l’idée de Fabian Divoy : récupérer cette chaleur pour afin de fournir de l’énergie pour son habitation et sa laiterie. « J’avais vu que pendant l’hiver, même quand il faisait moins dix degrés, la fosse à fumier, elle, ne gelait pas. Je me suis dit qu’il y avait là une source d’énergie à exploiter. » Un réseau de tuyaux placés sous la fumière, où circulerait de l’eau en circuit fermé permettrait ainsi de pomper la chaleur naturelle dégagée. « Globalement, je pense arriver à économiser entre 2.500 et 3.000 litres de mazout par an ». Une idée qui vaut la peine d’être tentée !

Michel Ducoeur Michel Ducoeur –   Machine à pellets pour foin

Le Mac Gyver de l'agriculture !

Michel Ducoeur est un bricoleur génial qui est parvenu à assembler les pièces de vieilles machines agricoles pour mettre au point une machine transformant le foin en pellets.
Les granulés issus du bon foin sont vendus à des particuliers pour l’alimentation animale et les pellets à base de foin de moins bonne qualité peuvent être brûlés dans une chaudière adaptée. « Avec 45kg de foin par jour, je parviens à chauffer trois appartement de 200 mètres cube. Mais, pour le moment, une commercialisation à plus grande échelle n’est pas envisageable. Le gros problème vient de l’approvisionnement : la matière première doit être acheminée de trop loin et en trop grandes quantités pour que cela soit rentable ». C’est pourquoi l’ingénieux agriculteur tente de développer une nouvelle machine plus compacte et transportable.

 

Nicolas Parmentier  –  Détecteur de Chaleur pour Bovins

Gérer son cheptel ... même à distance, sera bientôt possible !

Après avoir repris la moitié de l’exploitation agricole de ses parents, Nicolas Parmentier s’est vite rendu compte qu’une bonne gestion du cheptel était essentielle pour en assurer une rentabilité correcte. Seulement « Avec la diminution de la main d’œuvre, l’augmentation des tâches administratives et tout le reste, on n’a plus trop le temps d’observer les bêtes et de détecter leurs chaleurs. Surtout que la plupart des signes ont lieu la nuit ».
Electromécanicien de formation, il a pensé à installer un faisceau qui balaie les parcs à bovins. Quand l'un d'eux chevauche un autre, le faisceau est coupé et un ordinateur prévient l’agriculteur en lui indiquant l’endroit où se trouve l’animal prêt à être inséminé. Le système, qui allie modernité et bon sens, doit encore faire l’objet d’une étude de marché avant de penser à sa commercialisation.

Marc Botty  – Une IGP pour les Oies de Visé

« Un label permettrait de rejaillir sur toute la région »

Une légende veut qu’à la moitié du 14ème siècle, une jeune gardeuses d’oies permis à Visé de faire face aux mercenaires envoyés par le Prince-Evêque de Liège.
Depuis, l’oie est l’emblème de la ville et, de génération en génération, les visétois ont appris à l’apprécier à sa juste valeur.

« Bien que méconnue, la viande d’oie est délicate et juteuse. De plus, elle contient une excellente valeur nutritive et renferme des gras monoinsaturés, aux effets potentiellement bénéfiques pour la santé » explique Marc Botty qui s’est lancé dans la création d’une Identification Géographique Protégée : "oies de Visé".
« Un label permettrait de rejaillir sur toute la région : il amènerait une possibilité de diversification pour les agriculteurs, et pourrait constituer un atout pour le secteur touristique et l’horeca».
A terme, c’est donc le développement de toute la filière qui est visé, de l’élevage à la commercialisation du produit fini et de produits dérivés comme des livres de recette…

 

Frédéric Droeven  –  Horticulteurs et Pépiniéristes de Wallonie ASBL

Au regard de l’engouement croissant pour le bio, les potagers et le jardinage,

Frédéric Droeven y a entrevu l’opportunité de regrouper divers horticulteurs et pépiniéristes de Wallonie afin de créer un réseau de commercialisation de plantes produites localement.
« Nous ne sommes pas de simples revendeurs mais des artisans. Notre richesse, c’est notre savoir faire. Face aux grandes surfaces, qui misent sur la quantité pour casser les prix, nous faisons le pari d’investir dans la qualité». Une qualité qui sera garantie au sein du réseau par un cahier de charges strict.


 

Pauline Sovet et Marie Bamps - Bee Api

« A défaut d’être mordues, nous avons été piquées par notre passion … les abeilles ! »

aiment dire Pauline Sovet et Marie Bamps.
Ces deux jeunes apicultrices de la province de Namur souhaitent en effet se lancer dans l’élevage de reines et d’essaims d’abeilles. « Il y a un manque cruel d’abeilles en Belgique. Elles sont pourtant essentielles pour la pollenisation.
Seulement, comme le public les associe exclusivement au miel, l’élevage d’abeilles n’est encore souvent que l’affaire de passionnés ou d’éleveurs à temps partiel. Nous, nous voulons en faire notre activité principale».
Pour se donner toutes les chances de réussite dans leur entreprise innovante, Pauline et Marie ont été jusqu’à entreprendre un voyage en Australie, où se trouve le plus grand éleveur d’abeilles du monde ! Quand on vous disait qu’elles sont transportées par leur passion !